ATFD TunisieATFD TunisieATFD Tunisie
+216 71 321 339
contact@atfd-tunisie.org
Apt 335, Tunis Beb Bhar
ATFD TunisieATFD TunisieATFD Tunisie

Hégémonie et terrorisme d’État Grave violation de la souveraineté nationale du Venezuela

  • Accueil
  • Communiqués
  • Hégémonie et terrorisme d’État Grave violation de la souveraineté nationale du Venezuela

L’Association Tunisienne des Femmes Démocrates suit avec une profonde indignation l’évolution des événements sur la scène internationale, à la suite de l’agression flagrante contre la souveraineté de l’État vénézuélien, marquée par l’arrestation de son président, Nicolás Maduro, et de son épouse, leur transfert forcé à New York et leur poursuite sur la base d’accusations fabriquées et malveillantes.

Cette agression s’inscrit dans une longue série de violations perpétrées par les États-Unis — représentés par leur président Donald Trump — à l’encontre des peuples du Sud global en général, et des pays d’Amérique latine en particulier, considérés comme des territoires subordonnés, soumis aux forces impérialistes et néocoloniales dominantes.

Face à ces développements, l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates affirme ce qui suit :

Elle considère l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse comme une violation manifeste de la souveraineté nationale d’un État membre des Nations Unies, une transgression grave de la Charte des Nations Unies, un mépris des principes du droit international et une atteinte injustifiable, tant sur le plan moral que juridique, à la dignité de l’État et du peuple vénézuéliens.

Elle condamne avec la plus grande fermeté l’agression menée par les forces américaines contre un peuple désarmé, l’enlèvement de son président et l’ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain, sous couvert d’accusations infondées visant à légitimer un terrorisme d’État cherchant à étendre son influence et à s’approprier les ressources stratégiques et les richesses pétrolières du Venezuela.

Elle affirme que cette agression ne peut être dissociée d’une stratégie impérialiste systématique ciblant, comme dans de nombreux précédents, les pays du Sud global. Son objectif réel n’est ni la protection de la démocratie ni la défense des droits humains, mais l’imposition de l’hégémonie, le pillage des ressources naturelles des pays d’Amérique du Sud et leur réintégration forcée dans un système de domination économique et militaire.

Elle souligne que le monde est aujourd’hui confronté à une dérive dangereuse vers des politiques coloniales brutales, qui ne se dissimulent plus derrière des discours de partenariat ou de droits humains, mais s’exercent selon une logique nue : celui qui détient la force militaire impose le droit, et celui qui possède les armes décide du destin des peuples.

Dans ce contexte, l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates souligne en particulier que :

Les femmes constituent, dans de telles situations, le maillon le plus vulnérable, car la militarisation, les interventions étrangères et les sanctions démantèlent les systèmes de protection sociale, aggravent les violences fondées sur le genre et servent systématiquement de prétexte au recul des droits et des libertés, reléguant les femmes à la marge au nom de la « stabilité » et de la « sécurité ».

Le peuple vénézuélien est le seul à même de décider de son destin, de choisir ses dirigeant·e·s et d’organiser sa vie politique. Les actions entreprises par les États-Unis constituent une violation grave des normes internationales, une nouvelle tentative d’imposer leur hégémonie et de reconfigurer le monde selon leurs intérêts, notamment pour défendre un système économique fondé sur le pétrodollar, imposé depuis 1974 dans les transactions pétrolières mondiales.

En tant que mouvement féministe démocratique, anticolonialiste et anti-impérialiste, l’Association affirme que la libération des peuples est indissociable de la maîtrise de leurs ressources, de leur répartition équitable, de l’égalité entre les genres et de la justice sociale. Défendre aujourd’hui le Venezuela, c’est défendre le droit des peuples à la souveraineté, à l’autodétermination, à la possession de leurs richesses et au libre choix de leurs orientations politiques, loin de toute logique de force, de tutelle et de domination coloniale.

Elle exprime sa solidarité totale avec le peuple vénézuélien, avec ses femmes et ses militantes, et appelle les mouvements féministes et de défense des droits humains à travers le monde à élever la voix contre cette violation grave et à œuvrer pour la construction d’une solidarité internationale réelle, fondée sur le respect de la souveraineté des peuples et non sur la domination militaire et coloniale.

Non au pillage des richesses des peuples.
Non à un monde gouverné par la force militaire.
Non à l’impérialisme sous toutes ses formes, anciennes et nouvelles.

Oui à la souveraineté des peuples et à leur droit à l’autodétermination.
Oui à un mouvement féministe engagé pour la justice sociale et les luttes de libération nationale.

Pour le Bureau exécutif
La Présidente : Raja Dahmani
Tunis, le 7 janvier 2026